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5e EDITION, le 2 juin 2015

TRANSITION ENERGETIQUE & SANTE

 QUELS ENJEUX POUR LE BATIMENT ?

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Sous l’effet de l’urgence climatique et d’une forte dépendance à des énergies de plus en plus rares et chères, les préoccupations des pouvoirs publics go to our pharmacy sont axées depuis quelques années sur la performance énergétique. Cet enjeu ne doit pas masquer les autres dimensions techniques de la qualité des bâtiments étroitement liées à la qualité énergétique : le confort thermique, notamment d’été, l’hygrométrie, la qualité acoustique, l’apport suffisant de lumière naturelle, la qualité de l’air intérieur avec des enjeux forts pour la santé des occupants, la qualité d’usage et plus globalement la qualité d’accueil en répondant à tout ce qui contribue au bien-être des occupants.

Les seuls objectifs énergétiques peuvent conduire à la dégradation des autres paramètres de l’environnement bâti.
Ainsi dans le rapport « Retours d’expériences dans les bâtiments à basse consommation & risques de non-qualité» du programme RAGE, l’enquête spécifique à la rénovation de l’Agence Qualité Construction souligne l’éventualité de dégradations de la performance de l’enveloppe qui peuvent favoriser le développement de moisissures, mais aussi des désordres qui ont une incidence sur la qualité d’usage des bâtiments, comme la perte de hauteur sous plafond, l’inconfort acoustique et une dégradation de la qualité de l’air intérieur.

Les pratiques actuelles de rénovation en logements se heurtent à un cloisonnement trop étroit des expertises.
Par exemple, l’acoustique du bâtiment doit être abordée dans son ensemble, et non pas sous l’œil d’une thématique en particulier. Le cas des bâtiments des années 1960/1970 est assez révélateur. En effet, de nombreuses opérations de rénovation thermo-acoustique ont été menées pour améliorer l’isolation acoustique des façades et réduire le bruit en provenance de l’autoroute. Le bruit extérieur atténué dans les logements a eu pour effet d’augmenter la perception du bruit engendré par les voisins au-dessus ou en dessous, par les équipements, etc.

Les thématiques de l’édition 2015

Lors des Défis Bâtiment Santé 2015, l’Association Bâtiment Santé Plus avec le soutien de l’ADEME, réunira les nombreux acteurs du bâtiment et de la santé autour de regards croisés sur le triptyque « Santé, Énergie, Bâtiment ».

  • Les conséquences sanitaires de la précarité énergétique

Comment vivent les ménages en précarité énergétique ? Quelles sont les conséquences sur leur santé des systèmes D qu’ils déploient pour lutter contre le froid et éviter les impayés d’énergie ? La précarité énergétique contraint à des comportements négatifs pour la santé, à faire des choix entre « manger ou se chauffer », à renoncer à certains soins. Elle met aussi en danger la santé mentale. Face à la précarité énergétique, l’inaction a un coût pour le système de santé tandis que les politiques de lutte contre ce phénomène le réduisent.

  • La santé dans les bâtiments économes en énergie, neufs ou rénovés

Nécessité d’une véritable vision globale sur les liens indissociables entre l’environnement bâti, ses équipements et le bien-être de l’homme.

La recherche de la performance énergétique a conduit depuis plus de 30 ans à réduire les débits d’air neuf. Mais les campagnes de mesures montrent qu’il y a un taux de renouvellement d’air minimum en dessous duquel il ne faut pas aller. Quelles sont donc les solutions techniques permettant de concilier à la fois une bonne qualité de l’air et une excellente performance énergétique ?

Le confort d’été est aujourd’hui mis à mal dans les bâtiments à faible consommation d’énergie. Comprendre les raisons de cette dégradation va permettre de dégager des principes de bonne conception dépassant largement la simple mise en oeuvre d’occultations, car les paramètres à l’origine de la dérive sont nombreux.

La transition énergétique suppose de gros efforts en matière d’économie d’énergie. Dans le bâtiment, on parle d’efficacité énergétique et on suppose en complément, une certaine sobriété des comportements. Sur la base de calculs théoriques, on a donc livré une première génération de bâtiments très performants, sans prendre la mesure de leur impact sur la santé des occupants. Les économies d’énergie ne sont pourtant pas toujours une priorité. Et tout le monde n’aspire pas au modèle de confort normé véhiculé par ces bâtiments. L’apport de la sociologie est indispensable sur l’analyse des paradoxes des politiques publiques et leurs conséquences sur la santé globale des occupants.

Des retours d’expériences et des points de vigilance sont nécessaires pour comprendre les enjeux de la qualité de l’air des bâtiments performants. Les premiers résultats du programme ADEME/OQAI seront présentés sur la qualité de l’air intérieur, du confort et des consommations énergétiques des bâtiments performants en énergie.

Seront également abordés :
– Le radon, invité surprise des rénovations des bâtiments avec les résultats des études de la Suisse romande (Projet Mesqualair) et du Tessin, sur 860 bâtiments.
– Résultats de la campagne de mesure du radon à Concarneau sur 5 000 logements au cours des hivers 2012 et 2013…
– Réussir le confort acoustique et la réhabilitation thermique des bâtiments.
– Développement de démarches de qualité pour la ventilation et l’air intérieur dans les maisons : une réponse, VIA-Qualité.

  • Les retours d’expérience pour concilier efficacité énergétique et santé dans la construction ou la rénovation de logements

– Le Plan Bâtiment Durable : « Cap sur le futur bâtiment responsable »
– Les démarches engagées par les bailleurs sociaux, les promoteurs, les industriels
– L’accompagnement de régions auprès de communes ou de projets tels que le Projet européen MountEE (Energy efficient and sustainable building in municipalities in European mountain regions), le projet « Réhabilitation durable » de l’ADEME et de la Région Île-de-France.

  • Innover et former pour réduire l’empreinte sanitaire et environnementale

– Programme PRIMEQUAL : Contribution à l’évaluation de l’opération pilote visant à réduire les émissions de particules fines du chauffage au bois individuel dans la zone du PPA de la vallée de l’Arve.
– Atlantic Challenge Philéas, vice-lauréat du concours Solar Decathlon Europe 2014, premier prix d’efficacité énergétique et premier en suivi du CO2.
– Formation et la sensibilisation des professionnels du bâtiment avec présentation des actions où la santé a été intégrée aux démarches de développement durable.

 

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